Côte d'Ivoire : le futur train urbain coûtera 1 milliard d'euros – www.belafrikamedia.be / WEBTV

Le gouvernement ivoirien a conclu un accord de négociation exclusive avec le consortium franco-coréen composé du groupe Bouygues, de Dongsan Engineering et Huyndai Rotem Company pour la construction du train urbain d’Abidjan. Ce projet nécessitera 1 milliard d’euros d’investissements, contre 500 millions d’euros indiqués auparavant. Et le groupe français Alstom s’est retiré du projet.

 

Abidjan, la capitale économique de la Côte d’Ivoire, peut se mettre à rêver de son train urbain. Le vendredi 11 avril, après moult tractations, le gouvernement ivoirien a conclu un accord-cadre de négociation exclusive avec le consortium franco-coréen composé du groupe Bouygues, de Dongsan Engineering et Huyndai Rotem Company portant sur le démarrage des travaux du train urbain d’Abidjan.

Coup de théâtre, le groupe français Alstom, un des acteurs majeurs dans la conception du projet, s’est retiré et n’accompagnera pas les autres membres du groupement. « Le projet tel que conçu dans la nouvelle mouture ne nous intéressait plus, surtout en matière de coût. Cependant, nous sommes prêts à étudier d’autres initiatives et à accompagner le gouvernement ivoirien dans leur réalisation », a confié à Jeune Afrique, un responsable d’Alstom qui a requis l’anonymat. Les filiales de Bouygues DTP Terrassement et Bouygues Constructions auront en charge le génie civil tandis que les groupes sud-coréens se chargeront de la livraison des rames et de la sécurisation du réseau.

 

Coût élevé

Les termes de l’accord ne prévoient aucun financement public, encore moins une garantie du trafic, mais la concession en revanche portera sur 40 ans. Le train urbain, dont les travaux débuteront au premier trimestre 2015 – le temps de finaliser les discussions additionnelles et de boucler le financement -, coûtera 1 milliard d’euros pour un tronçon de 37,5 kilomètres contre 500 millions d’euros indiqués auparavant.

 

Un coût élevé qui intrigue d’autant plus que l’Etat ivoirien fait supporter tous les risques liés à l’investissement au concessionnaire. Toutefois, une source étatique proche du dossier se veut rassurante : « Nous avons opté pour un projet plus global en combinant les différentes étapes.  Le train partira d’Anyama (banlieue nord) à l’aéroport de Port Boüet en traversant le centre de la capitale et la zone sud. Le nouveau coût a pris en compte de nouveaux facteurs tels que la réalisation de passerelles, de panneaux de signalisation et des voies dédiées, en plus du réseau actuel de Sitarail ».Les travaux dureront au total sept ans mais la mise en service du premier tronçon est elle prévue en 2016-2017. « Ce système permettra de transporter 300 000 personnes par jour. On aura une fréquence de 10 minutes aux heures de pointe et jusqu’à 30 minutes pendant les heures creuses », a estimé Gaoussou Touré, le ministre ivoirien des Transports.

Baudelaire Mieu,

jeuneafrique.com

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