Info- #Icivil Burkina : ICivil, l’Appli qui permet de déclarer les naissances par SMS désormais lancée

#Icivil Burkina : ICivil, l’Appli qui permet de déclarer les naissances par SMS désormais lancée

Le co-inventeur, Adama Sawadogo, a lancé officiellement, à Ouagadougou, le système iCivil, une solution intégrée de déclaration par SMS et de délivrance d’actes authentiques contrôlables.

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ICivil est une application mobile qui ne fonctionne pour l’instant que sous Android (le système d’exploitation pour smartphone le plus répandu dans cette partie de l’Afrique) et lancée au Burkina Faso où près de 50 % de la population n’est pas répertoriée.

Lors d’une interview rapportée par Le Point Afrique, Adama Sawadogo, l’auteur de cette solution novatrice explique que les informations de chaque nouveau-né seront transférées par SMS depuis le portable d’un agent de santé. Ces informations seront jumelées à un identifiant unique avant d’être envoyées sur le serveur de l’état-civil.

Les données de chaque nouveau-né sont envoyées par SMS depuis le téléphone portable de l’agent de santé, après couplage à un authentifiant unique et infalsifiable, a expliqué le jeune ingénieur de 37 ans. Le SMS est reçu instantanément sur le serveur du centre d’état civil relevant de sa commune. Là, le couple SMS-authentifiant renseigne de manière automatique une fiche de naissance qui sera toute prête à être imprimée et signée par l’autorité compétente, a-t-il expliqué. Désormais, les parents burkinabè n’auront plus à parcourir de grandes distances pour déclarer leur bébé.

Le concept n’a pas laissé le gouvernement indifférent. Nébila Amadou Yaro, ministre en charge du Développement de l’économie numérique et des Postes pense que « Icivil» serait la solution aux difficultés d’identification auxquelles fait face le Burkina Faso, dans un pays où plus de 90 % des naissances en milieu rural ne sont pas inscrites au registre d’état-civil, contre 60 % en ville.

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Rappelons que selon l’Organisation des Nations unies pour l’enfance (Unicef), le système d’enregistrement des naissances en Afrique rencontre d’énormes difficultés liées notamment à la non déclaration des naissances; à l’utilisation exclusive des langues officielles dans les formulaires et les procédures de déclaration de naissances ou encore aux pratiques culturelles selon lesquelles les enfants ne reçoivent un nom que plusieurs semaines après leur naissance.
Les coûts de la déclaration des naissances et les difficultés d’accès aux centres de santé et aux bureaux d’état civil sont également des facteurs aggravants de la faiblesse de l’état civil sur le continent.